Régis Chaigne

Nov 161996
 

Jean CHAIGNE et son épouse Anne SIRAC à Cantois, Charles ROBERT et Jeanne DUBOURG à St Laurent du Bois exploitaient depuis les années 1930 leur propriété en polyculture : céréales, boeufs pour la traction, vaches laitières et bien sûr la vigne assuraient la subsistance des deux familles.

Les deux propriétés (5 à 6 ha chacune) comprenaient des vignes, des terres et des bois. Dans le courant des années 60, leurs enfants respectifs Jean-Claude CHAIGNE et Régine ROBERT, mariés quelques années plus tôt, reprennent le flambeau. Ils spécialisent l’exploitation en viticulture. Un chai est aménagé, la plupart des vignes sont replantées avec les cépages qualitatifs du bordelais.

Depuis 1975, la mise en bouteille se fait à la propriété pour une clientèle d’amis et de relations. Dans cette phase, l’exploitation représente environ 15 hectares de vignes. 10 % du volume est mis en bouteilles.

Depuis le 1er janvier 1992, Jean-Claude et Régine ont intégré leur fils Régis sur leur exploitation. Une société familiale (G.A.E.C.) a été créée dans le but de faciliter par la suite la transmission de l’entreprise.

Un plan d’investissement a été mis en place pour poursuivre le développement de l’entreprise. Ce plan s’articule sur trois axes :

  • amélioration qualitative (maîtrise des températures, rénovation de cuverie, …)
  • investissements de capacité (plantations nouvelles, nouveau chai de stockage isolé),
  • investissements commerciaux.

La cohabitation de deux générations provoque certes parfois quelques frictions, mais elle a l’immense avantage d’intégrer les 45 ans d’expérience de viticulteurs-récoltants de Jean-Claude et Régine et la vision extérieure que Régis amène de ses 8 ans de carrière chez Merlin Gerin (filiale de SCHNEIDER, construction électrique).

Une propriété comprenant 7 ha de vignes contiguës aux parcelles de St Laurent du Bois a été acquise en 1994, ce qui a amené l’exploitation à sa superficie actuelle de 30 hectares plantés en vigne.

Juin 221996
 

Face à la diversité des vins disponibles sur le marché, le consommateur a de plus en plus de difficultés à choisir. La présence d’un ou plusieurs signes distinctifs (médaille, présence dans un guide, recommandation par un ami, confiance accordée au producteur ou au caviste du quartier, etc.) est donc souvent déterminante.

Nous avons donc depuis quelques années présenté régulièrement nos vins aux dégustations et concours qui nous paraissent les plus sérieux et représentatifs.

Le guide Hachette fait appel aux professionnels régionaux pour sélectionner à l’aveugle les vins dignes d’intérêt de leur secteur géographique. Producteurs et négociants sont sollicités pour fournir des échantillons représentatifs de leurs produits. Aucune contrepartie (ni droit d’inscription, ni publicité obligatoire) n’est demandée, gage de l’indépendance de ce support qui connaît un succès très important.

L’organisateur d’un concours sollicite les producteurs pour fournir des échantillons de vins en cuve ou en bouteilles. Un droit d’inscription est perçu. Chaque jury de 3 à 5 personnes juge à l’aveugle 20 à 25 échantillons de vins de la même appellation et attribue souverainement médailles d’or, d’argent ou de bronze ; généralement 25 à 30% des vins présentés sont primés.

Le producteur peut alors s’il le désire apposer le macaron correspondant sur sa bouteille. Les vins qui vous sont livrés ne portent pas de macaron bien qu’ils soient presque tous médaillés ; en effet il nous semble nécessaire de relativiser la valeur de ces médailles ou sélections qui se jouent sur une seule dégustation, des mois voire des années avant l’ouverture de la bouteille par le consommateur. Le revers de la médaille : un vin non primé risque d’être dévalorisé même s’il est excellent…

Votre goût personnel est bien le plus important, à vous donc de décerner vos propres médailles !

Juin 081996
 

La gestion d’une cave est une affaire de bon sens et d’organisation. Voici une liste de questions qui devrait permettre de débroussailler le problème.

Quels sont mes besoins, quels sont mes goûts ? Quelle quantité, quelle qualité, quand, pour quelle occasion ?

Quels vins sont-ils déjà à ma disposition (à boire, à attendre) ? Ai-je intérêt à en acheter d’autres à l’avance, ou au fur et à mesure ? Puis-je stocker, combien, dans quelles conditions ?

Une fois les décisions d’achat prises, séparer physiquement les vins à boire rapidement (blancs secs, rosés, rouges à maturité) des vins à garder.

« Quand dois-je boire un vin de garde ? »

Voici une question qui revient fréquemment, et à laquelle il est difficile de donner une réponse absolue, en tous cas il vaut mieux boire un vin un peu trop tôt et se faire tout de même plaisir, que de le laisser passer et devoir le jeter à l’égout ! Par ailleurs, les goûts de chacun sont très divers: Martin se délectera de ce vin vieux considéré comme « usé » par Paul.

La seule solution consiste donc à ouvrir une bouteille de temps à autre pour surveiller l’évolution, à boire le vin lorsqu’on pense qu’il est près de son optimum, et peut être, à titre de curiosité, en garder 2 ou 3 bouteilles au fond d’un casier pour voir ce que cela aurait donné si…

A titre indicatif, nous conseillons de boire Domaine de Ricaud blanc sec dès la mise en bouteilles jusqu’à 2 ou 3 ans et Clairet de Ballan dans l’année. Château Ballan-Larquette Bordeaux rouge est un vin de garde « moyenne ». On peut l’apprécier jeune pour son fruité ; il atteint son optimum en vieillissant de 4 à 7, voire 1 0 ans selon le millésime et la cave où il est entreposé. Pour les vins « anniversaire » à boire après 20 ans ou plus pour le mariage du petit, il est préférable de s’orienter vers les grands crus du Médoc ou de St Emilion …

Parmi les millésimes anciens qui ont gardé une belle fraîcheur, citons Château Ballan-Larquette 1975, 1979, 1983, 1985, 1988, 1989, 1990.